|
|
Courtes méditations sur l'Évangile
selon Marc
Source: Chaque Jour les Écritures, Ed. du Dépôt de Bibles
et Traités chrétiens, Vevey
Marc 9.1-51
|
Marc 9.1-13
Selon la promesse du
v. 1, trois disciples sont maintenant admis à contempler par
avance «le royaume de Dieu venant avec puissance».
Ce royaume est représenté par le Roi lui-même, en qui ils
reconnaissent Jésus, leur maître, revêtu de majesté et de gloire
resplendissante. Celui qui habituellement voilait cette gloire
et la cachait sous l'humble «forme d'esclave», la
découvre un moment aux regards des siens éblouis et stupéfaits
(Ps. 104 v. 1). Alors une voix sort de la nuée; elle est aussi
pour nous: «Celui-ci est mon Fils bien-aimé, écoutez-le».
Plus une personne a de grandeur et de dignité, plus ses paroles
ont d'importance. Or celui que nous sommes invités à écouter
n'est autre que le Fils bien-aimé de Dieu. Prêtons
à son enseignement une attention d'autant plus grande (Héb. 12
v. 25; rapprocher aussi Héb. ch. 1 v. 1, 2 et ch. 2 v. 1).
Si bon qu'il fasse sur la montagne (v. 5), il est nécessaire
d'en redescendre, et le Seigneur fait comprendre aux trois
disciples que ce qu'ils ont vu n'aura son accomplissement que
plus tard. Ni Jean (qu'Élie représentait), ni Lui-même, n'ont
été reçus.
C'est pourquoi il est nécessaire maintenant qu'il passe par la
croix et souffre beaucoup avant d'entrer dans sa gloire. |
|
Marc 9.14-32
Descendu de la
montagne, le Seigneur reprend son service d'amour
dont l'apôtre Pierre, qui en a été le témoin privilégié, fait
dans les Actes un résumé merveilleux. Jésus de Nazareth, dit-il,
«a passé de lieu en lieu, faisant du bien, et guérissant tous
ceux que le diable avait asservis à sa puissance; car Dieu était
avec lui» (Act. 10 v. 38, 39). Le Seigneur trouve un grand
rassemblement de gens discourant et disputant entre eux. L'objet
de toute cette agitation est un malheureux garçon, sujet depuis
son plus jeune âge à de terribles crises nerveuses provoquées
par un démon. C'est en vain que le pauvre père a soumis aux
disciples le cas de son fils unique; ils n'ont pu chasser cet
esprit. Avant d'opérer lui-même la délivrance, Jésus met le
doigt sur la raison de leur échec: l'incrédulité;
car «toutes choses sont possibles à celui qui croit».
Alors, avec larmes, cet homme s'abandonne au Seigneur. Il
comprend que ce n'est pas un effort de volonté qui
pourra lui donner la foi et s'en reconnaît incapable. L'aide
divine est nécessaire non seulement pour la délivrance
proprement dite, mais même pour la demander.
Au v. 26 la puissance démoniaque se manifeste encore une fois,
pour que la victoire du Seigneur soit évidente. Il prend
tendrement l'enfant par la main et le fait lever. |
|
Marc 9.33-51
Pauvres disciples!
Alors que leur Maître vient de les entretenir de ses
souffrances et de sa mort, la seule chose qui
les intéresse, au point de provoquer une dispute entre eux, est
de savoir lequel sera le plus grand. Par sa
question, le Seigneur les sonde (v. 33), puis avec grâce et
patience, il leur apprend ce qu'est l'humilité.
Cette leçon est suivie d'une autre. Les disciples avaient cru
devoir empêcher un homme d'accomplir des miracles au nom de
Jésus. «Il ne nous suit pas», est le prétexte
invoqué par Jean. Le Seigneur leur montre qu'en cela aussi ils
ont été occupés d'eux-mêmes et non de Lui.
Veillons à ne pas être sectaires! De nombreux
chrétiens, tout en ne marchant par avec nous,
suivent le Seigneur de très près dans le chemin du
renoncement et de la croix (ch. 8 v. 34).
Nous avons trouvé dans Matthieu ce qui correspond aux v. 42 à 51
(voir Matt. 5 v. 29; 18 v. 8). Mais d'une manière générale, nous
remarquons dans l'évangile de Marc que les
enseignements du Seigneur tiennent peu de place par rapport
à son activité.
Nous n'y avons pas par exemple l'équivalent du sermon sur la
montagne. Peu de paroles, mais beaucoup de
dévouement, tel est bien le caractère du fidèle serviteur. |
|